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Un désastre

Une journée d’action est organisée samedi contre les suppressions de postes dans l’Education.

Les griefs ne manqueront pas pour ceux qui défileront samedi dans plusieurs villes de France à l’occasion d’une journée d’action à l'appel d'un collectif de 25 organisations, dont les principales fédérations de l'Education (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT), les parents d'élèves de la FCPE. C’est principalement la suppression de 16.000 postes à la rentrée 2011 qui a motivé cette mobilisation.

Selon le ministère, 8.967 postes d'enseignants seront supprimés dans les écoles primaires publiques (dont 5.600 actuellement en "surnombre", affectés sur des missions particulières), 4.800 dans les collèges et lycées publics et quelque 1.400 dans l'enseignement privé. Or, à la rentrée, selon les services statistiques du ministère, les effectifs d'élèves vont augmenter, en particulier en collèges (35.300 élèves supplémentaires attendus), en lycées professionnels (plus 14.000 élèves attendus) mais aussi dans les écoles (plus 1.500).

"La rentrée la plus désastreuse"

Pour Bruno Julliard, les conséquences de ces baisses d’effectifs (50.000 postes d'enseignants supprimés entre 2007 et 2010), sont dramatiques. "Lorsqu’on voit que de moins en moins d’enfants de moins de trois ans sont scolarisés à l’école, lorsqu’on voit qu’il y a de plus en plus d’élèves par classe, notamment à l’école primaire, lorsqu’on voit qu’on supprime beaucoup de classes, beaucoup d’options au collège ou au lycée, on va probablement assister à la rentrée la plus désastreuse depuis bien des années en septembre", estime le secrétaire à l'éducation du Parti socialiste sur Europe 1.

Le sujet est tellement sensible que les écoles ne connaîtront, individuellement, leur sort qu'après les cantonales de mars, "une manoeuvre politique" selon les syndicats, le ministère parlant de "respect d'une période de réserve".

Après samedi, la FSU, qui a boycotté mercredi les voeux de Nicolas Sarkozy, avec l'Unsa-Education et le Sgen-CFDT, a proposé une journée de grève en février avant les congés scolaires. Ses deux partenaires ont décliné, estimant cette journée prématurée, mais n'ont pas fermé la porte à une action en mars.

(Europe 1 avec AFP)

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