Une reconnaissance immédiatement saluée par le président palestinien Mahmoud Abbas, qui a qualifié la décision de « courageuse et historique », encourageant les autres pays à la suivre. A l'inverse, Israël a dénoncé une décision « malheureuse », soulignant que le Moyen-Orient était « plus compliqué que le montage de meubles Ikea », le géant suédois de l'ameublement.
« IRRITATION »
Quelques heures après la publication du décret suédois, l'Etat hébreu a rappelé son ambassadeur à Stockholm pour consultations. « Cela reflète vraiment notre irritation et notre agacement devant une décision inutile qui ne contribue pas à la possibilité d'un retour aux négociations », a déclaré à le porte-parole du ministère des affaires étrangères israélien, Emmanuel Nahshon.
Le ministre des affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a, lui, répété que les négociations entre Israéliens et Palestiniens devaient précéder la reconnaissance d'un Etat palestinien. Des initiatives comme celles de la Suède « renforcent les exigences irréalistes des Palestiniens et éloignent la possibilité d'un accord », a-t-il affirmé.
La décision du premier ministre de se passer de l'aval du Parlement pour cette reconnaissance avait suscité la réticence des Etats-Unis, qui avaient jugé la démarche « prématurée », et les critiques d'Israël. Dans la foulée, au Royaume-Uni, la Chambre des communes avait adopté un texte enjoignant au gouvernement de faire de même.
L'Autorité palestinienne se prévaut actuellement de la reconnaissance de la Palestine comme Etat indépendant par cent trente-cinq pays, soit près de 70 % des cent quatre-vingt-treize Etats membres de l'Organisation des Nations unies. Mais à ce jour, les rares pays de l'Union européenne à avoir pris cette décision l'avaient fait avant leur adhésion.