• La retraite à 67 ans ? Et pourquoi pas 69, tant qu'à se faire baiser ?


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  • Expulsion par la violence de sdf qui campaient au pied d'une barre d'immeubles de la Courneuve

    Voir le reportage de I-télé sur le site du DAL


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  • Jeudi 24 juin, tous en grève et dans la rue pour contrer le projet inique de ce gouvernement de modifier les règles de départ à la retraite. Cette contre-réforme n'a qu'un but: maintenir la note de la France dans les agences de notation (dixit Eric Woerth et d'autres ministres). La démocratie est confisquée!!! Ne laissons pas les banques, les agences de notation, les marchés décider à notre place!

     


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  • Sordide

    Philippe Frémeaux | Alternatives Economiques n° 291 - mai 2010 

    La façon de faire du gouvernement sur le dossier des retraites n'est acceptable ni dans sa méthode ni dans ses objectifs. Côté méthode, l'Etat revient une fois de plus sur ses engagements. Souvenez-vous, en 2003, le ministre des Affaires sociales d'alors, un certain François Fillon, avait fait adopter une réforme qui prévoyait une clause de revoyure tous les cinq ans, afin d'ajuster les paramètres des régimes. Après un premier rendez-vous en 2008, le second devait donc intervenir en 2013. Et voilà que début 2010, le président nous explique qu'il y a urgence, que la crise a bouleversé la situation et qu'il faut "sauver les retraites", ce qui, dans la novlangue du pouvoir, signifie réduire une fois de plus les droits des futurs retraités.

    Il y aurait donc urgence absolue à agir pour assurer l'équilibre des régimes de retraite en 2020, voire 2050? Evidemment non. En fait, le gouvernement entend profiter des déficits actuels, liés à la baisse des rentrées de cotisations sociales provoquée par la crise, pour dramatiser l'enjeu à long terme et imposer de nouvelles mesures restrictives, en sus de toutes celles adoptées depuis 1993. Ce faisant, il poursuit aussi un but plus immédiat, et plus légitime: témoigner de sa volonté d'équilibrer les comptes des régimes sociaux afin de préserver le crédit de la France, alors que la dette publique devrait dépasser 80% du PIB cette année.

    Le problème est que, pour atteindre cet objectif, le moyen choisi est de couper dans les dépenses, en s'interdisant toute hausse des prélèvements. Le parallèle s'impose ici avec la poursuite des coupes claires dans les effectifs de la fonction publique et le refus de toute remise en cause des cadeaux fiscaux faits aux plus aisés depuis 2002.

    Résultat: la priorité va sans doute être donnée à un report de l'âge légal de la retraite à 62, voire 63 ans. Contraindre les salariés à demeurer en poste, y compris ceux qui ont déjà cotisé le nombre d'annuités requises, permet en effet de réduire rapidement le coût global des retraites. La mesure est d'ailleurs plébiscitée par le patronat, qui réclame un report rapide de l'âge de départ à 65 ans, tout en continuant de pousser dehors les salariés âgés… Elle présente juste un petit défaut: elle pénalise tout particulièrement les salariés les moins bien lotis, ceux qui ont commencé à travailler très jeunes, dont l'espérance de vie est la plus faible et qui, arrivés à 60 ans, ont souvent déjà cotisé bien plus de quarante années. Un report de l'âge de la retraite serait en outre assez sordide dans la conjoncture actuelle, puisqu'une majorité de salariés sont hors l'emploi à 60 ans. Reporter leur âge de départ revient à les maintenir plus longtemps dans la précarité, afin d'empocher la différence qui sépare le montant de leurs futures pensions et les maigres revenus de remplacement auxquels ils accèdent aujourd'hui, au titre du chômage ou de l'invalidité. Quant à ceux qui sont encore en emploi, leur maintien en poste deux ou trois années de plus va pénaliser les jeunes, déjà très nombreux à fréquenter Pôle emploi.

    Il ne suffit certes pas de faire payer les riches pour équilibrer les retraites à long terme, mais il est totalement inacceptable qu'on demande aux seuls pauvres de supporter l'ajustement que la crise a rendu nécessaire.

    Philippe Frémeaux | Alternatives Economiques  n° 291 - mai 2010

     


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  • Le combat sur les retraites n'est pas perdu, il suffit de s'unir et de détricoter le discours capitaliste. Voir le site Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites avec un appel à signer


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  • Yves Cusset, 30/04/2010, entretien avec Antoine Mercier, D'autres regards sur l'actualité, France Culture 

    "La société est devenue quasiment entièrement intimiste. On pense mais sans le dire. On pense chez soi davant la télévision on s'insurge beaucoup mais la parole publique, la parole dite à haute voix, face à n'importe qui, est beaucoup plus difficile à émettre...probablement à cause d'un repli général sur soi et de la disparition d'un espace public pour que les inconnus puissent encore se rencontrer et se parler."

     

    "Un langage policé et civil:

    Je ne dis plus un gros enculé de patron qui se fait un salaire obscène mais un courageux entrepreneur justement rémunéré pour ses responsabilités immenses.

    Je ne dis plus un prolétaire (il n'y en a plus...) mais un privilégié.

    Je ne dis plus un chômeur en fin de droits mais un assisté.

    Je ne dis plus un enseignant de l'école publique mais une putain de grosse feignasse.

    Je ne dis plus racisme mais préservation de l'identité nationale.

    Je ne dis plus expulsé mais prendre un enfant par la main pour l'emmener vers demain.

    Et je ne dis plus pisser à la raie des manifestants (ça c'est très vulgaire...) mais inviter au dialogue social."

     

    " Le politique comme psychothérapeute...Il écoute le message lancé par les Français qui souffrent et il essaie de les entendre, comme ils disent après les élections...il faut un temps pour les comprendre et puis après pour nous faire comprendre à nous qu'en fait c'est juste parce qu'on souffre qu'on a dit cela et que du coup eux, les politiques, ont mal expliqué ce qu'ils avaient à nous expliquer. Donc il faut d'abord qu'ils nous écoutent, c'est l'aspect psychologique et ensuite qu'ils nous réexpliquent, c'est l'aspect pédagogique. Et nous ensuite on a juste à bien comprendre quand ils ont bien expliqué. Donc vous voyez qu'il n'y a plus de valeur de la parole publique..."


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  • A lire absolument: un texte de Mélenchon qui conteste les chiffres assénés par les médias bien-pensants

    Extraits:

    Il est piquant d’interroger scientifiquement cette prétention à prédire l’avenir économique dans 40 ans.

    Pourquoi avoir choisi comme taux de fécondité des françaises un chiffre d’ores et déjà démenti. En effet le rapport se réfère au taux de 1,9 enfants par femme ? Ce chiffre était déjà celui des projections de 2007 ! Pourtant, l’évènement, largement signalé et amplement commenté ce fut précisément le passage a un taux de fécondité de 2,1 enfants par femme. Cet indicateur a une importance tout a fait essentielle sur l’évaluation de la population active du futur.

    Pour  quelle raison suppose-t-on une population active stable ? Pas d’immigrés à l’horizon ? Pas d’enfants supplémentaires devenant adultes au-delà du seuil de renouvellement de la population ? Evidemment ça ne tient pas debout. Autre chose non moins étrange. Le rapport suppose, sans le dire, que la proportion des femmes présentes au travail salarié restera au niveau actuel, quinze points en dessous de celle des hommes ! Il n’y aura pas davantage de femmes au travail ? L’énorme effort de rattrapage qu’elles ont d’ores et déjà fait dans la formation et la qualification universitaire et professionnelle, au point de les placer en tête pour l’acquisition des diplômes devant les garçons n’aura donc aucun impact sur l’entrée ou non dans la vie active ?

    Il est urgent de ramener sans cesse le débat là où il est en réalité : à la question du partage des richesses. La seule question posée est celle de la part des richesses produites qui ira en salaires et celle qui ira au capital.


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  • Pour la première fois depuis le début du nouveau siècle, le chômage a de nouveau touché 10 % de la population active en France au quatrième trimestre 2009. En février dernier 4 425 000 personnes étaient inscrites à Pôle emploi à un titre ou à un autre, soit 17 % de cette même population active, et mois après mois leur nombre continue de s'accroître. Dans sa récente note de conjoncture, l'Insee prévoit encore 56 000 chômeurs supplémentaires au premier semestre 2010.

    Dans le même temps, le ministère du Travail vient de nous apprendre que les salariés qui occupent un emploi n'ont jamais effectué autant d'heures supplémentaires qu'au quatrième trimestre 2009 : 10,5 heures en moyenne par personne dans les entreprises de plus de dix salariés, soit 1,7 heures de plus qu'au troisième trimestre 2009 et 0,6 heures de plus qu'au même moment de l'année 2008. Un record….

    Cette situation aberrante est liée aux subventions massives accordées aux heures supplémentaires depuis la loi Tepa de 2007. Nous vivons en effet dans un pays qui consacre toujours 4 milliards d'euros d'argent public, 0,2 % des richesses produites chaque année, à inciter salariés et entreprises à faire des heures supplémentaires au lieu d'embaucher des jeunes et des chômeurs. Un emploi coûte en moyenne 40 000 euros par an, y compris les charges sociales. Avec ces 4 milliards d'euros, l'Etat pourrait donc financer entièrement 100 000 emplois nouveaux. Au lieu de cela, grâce à ces subventions massives, les 167 millions d'heures supplémentaires enregistrées au troisième trimestre 2009 représentent l'équivalent de 420 000 emplois à temps plein… Un scandale qu'il y aurait urgence à faire cesser…


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  • La quasi totalité des Français se déclare défavorable à une diminution du niveau des retraites et ils sont deux sur trois à être opposés au recul de l’âge de départ à la retraite au-delà de 60 ans, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest-France.

    Interrogées sur les «mesures envisagées pour réformer le système de retraites», 93% des personnes sondées se déclarent défavorables à une diminution du niveau des retraites.

    Les personnes interrogées se déclarent également hostiles au recul de l’âge de la retraite au-delà de 60 ans (67%), ainsi qu’à un allongement de la durée de cotisation (62%). Elles sont également largement opposées (74%) à une augmentation des cotisations sociales. (...)

    Ce sondage a été réalisé par téléphone jeudi et vendredi auprès d’un échantillon de 1.007 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas.

    La concertation gouvernement-syndicats-patronat sur la réforme des retraites commencera le 12 avril.

    (Source AFP) Libération

     


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  • Dans l'ensemble des vingt-sept pays de l'Union européenne, 4,021 millions de personnes ont perdu leur travail sur l'ensemble de l'année 2009, soit une baisse de 1,8 % du nombre d'Européens ayant un emploi, selon des données provisoires publiées, lundi 15 mars, par l'office européen des statistiques Eurostat.

    Les bourses sont toujours à la hausse et le nombre de milliardaires explose...


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