• Danielle aime la nature, la vie au grand air, la liberté. Cette Etats-Unienne originaire du Colorado a choisi de vivre en Alaska pour ces raisons. Etant donné les dimensions de cet état, le meilleur moyen de locomotion est l'avion. Danielle prend donc son avion comme d'autres prennent leur voiture. Il lui faut 5 minutes en avion pour rejoindre une colline où elle construit une cabane, dans un endroit sauvage, avec vue imprenable sur le Mont Mc Kinley, point culminant des Etats-Unis. Elle s'en sert aussi comme d'un taxi, pour transporter les touristes qui partent photographier les ours ou faire du rafting.

    Combien de litres de kérosène Danielle utilise-t-elle tous les jours pour continuer à mener cette vie au plus près de la nature ? Arrive-t-elle à faire le lien entre le mode de vie occidental (se faire plaisir au maximum quel qu'en soit le prix à payer pour la nature) et les changements climatiques qui commencent à bouleverser la biosphère et mettent en danger des populations entières ? (Vu sur Terre, France 5, mardi 3 août 2010)

    Cécile Duflot part elle en vacances aux Maldives.

    De même je connais nombre de personnes très sensibilisées aux questions environnementales, qui votent écolo, font leur courses chez Biocoop, sont membres d'une Amap...et pourtant n'arrivent pas à se passer de l'avion pour leurs vacances.

    On sait que les avions génèrent de multiples pollutions: rejets massifs de CO2, "cimetière d'avions" (par exemple en Arizona), nuisances sonores...et par extension les marées noires.

    Tout cela est désespérant...

    Prendre l'avion pour ses vacances révèle un certain statut social: "moi j'ai les moyens de passer mes vacances à des milliers de kilomètres de la métropole, par comme ces blaireaux de Français moyens qui s'entassent sur les plages"

    Si vous doutez encore de la réalité des changements climatiques, jetez un oeil à Sale temps pour la planète (France 5). Article de Télérama sur l'émission d'hier:

    Série documentaire (saison 4, 1/5) de Morad Aït-Habbouche et Hervé Corbière (France, 2010). 55 mn. Inédit.

    Les 600 km de rives entre Tuléar et Ambovombe, au sud-ouest de Madagascar, constituent la région la plus touchée par les changements climatiques. Agriculteurs, pêcheurs et éleveurs voient leur activité compliquée, ce qui ne fait qu'aggraver une vie déjà précaire. Pour pallier l'épuisement des nappes phréatiques, le Programme alimentaire mondial a mis en place des chantiers de construction de bassins de captage d'eau de pluie. En échange de leur participation, les Malgaches reçoivent des rations alimentaires. Le nord de l'île n'est pas plus épargné avec des cyclones et des tempêtes climatiques qui se multiplient, entraînant des inondations. Toutes les solutions sont bonnes pour faire face, comme l'implantation de nouvelles cultures.

    Du sable partout, jusque dans les maisons. Il ne cesse de gagner du terrain sur les côtes de Madagascar. Les pêcheurs doivent aller de plus en plus loin en mer dans des zones dangereuses, les agriculteurs cultivent dans le désert, et les nappes phréatiques s'épuisent, rendant l'accès à l'eau potable quasiment impossible. Loin des clichés touristiques, les plages paradisiaques de la Grande Ile se transforment en enfer pour les habitants, qui vivent déjà dans des conditions précaires. La température a augmenté de 10 % en cinquante ans, soit d'environ deux degrés. Conséquence : la période de sécheresse s'allonge, causant des maladies respiratoires chez les plus faibles et accentuant le problème de famine.


    Parcourir le monde pour filmer les effets du réchauffement climatique, tel est toujours l'objet de cette quatrième saison de Sale Temps pour la planète, de Morad Aït-Habbouche et Hervé Corbière. Si la mise en scène de leur périple le long des côtes malgaches, raconté à la première personne avec itinéraire à l'appui, n'apporte pas grand-chose à la démonstration, les réalisateurs parviennent à illustrer visuellement les effets d'une réalité pourtant difficilement palpable : le changement climatique.

    Mathilde Fassin


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  • En rut, l'ours Balou cherche une femelle sur le bord de mer

    HISTOIRE D'O. L'amour donne des ailes. A moins d'avoir voulu piquer une tête, c'est sans doute «enhardi par la recherche d'une femelle», que Balou, ours des Pyrénées, est descendu de sa montagne pour s'aventurer, à une trentaine de km de Narbonne et de ses plages, selon l'équipe de suivi du plantigrade.


    Le mâle âgé de 7 ans, a en effet laissé des traces de son passage dans la nuit de samedi à dimanche près de Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse (Aude).


    Robert Rico un promeneur, retraité et chasseur, a découvert les empreintes de pattes sur un chemin poussiéreux parcourant les vignobles autour de Saint-Laurent. "J'ai immédiatement pensé à un ours", a t-il rapporté dans la presse locale. Un jugement confirmé par les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage.


    "Il n'y a pas de doute: il s'agit bien d'un ours, et vraisemblablement de Balou, le seul susceptible de se promener jusque dans ce secteur", a confirmé ce mercredi 26 mai Christophe Tavin, chargé de mission ours à l'administration régionale de l'environnement et de l'aménagement. Dans la foulée, les agents de l'ONCFS ont vainement essayé de localiser Balou, en voitures et en avion.


    Aux dernières nouvelles, "d'autres traces, repérées lundi plus au sud, près de Villerouge-Termenès, font penser que Balou a rebroussé chemin pour remonter dans son massif", précise Cristophe Tavin. 


    En 2008 Balou s'était rapproché des Corbières sans y pénétrer trop. Cette fois ci là, il est juste  allé un petit peu plus loin, "Ce n'est pas anormal, c'est sa façon de faire lui. Les autres sont moins vagabonds, mais il faut comprendre que c'est la période du rut et qu'il cherche désespérément une femelle", ajoute-t-il. 


    Si l'épisode devait se reproduire "Il n'y a pas de danger car l'ours est naturellement craintif de l'homme, et  celui-là encore plus. Il n'a quasiment jamais été observé directement, sauf un épisode de chasse malheureux où on lui avait tiré dessus", rappellent les agents de l'ONCFS. 


    LibéToulouse avec AFP 


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