• Ce soir lors du journal de France 2, reportage un sujet essentiel : la vente de yaourts en supermarchés. TF1 se devait de répliquer  immédiatement avec un reportage sur une actualité « brûlante » : la vente de tisanes en supermarché. Attention aux rédactions de ces deux chaînes : tant d’impertinence, et disons-le, de courage cela va vous créer des ennuis…

    Le courage des journalistes

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  • Séduction apocalyptique de l’attentat

    Par Marcela Iacub — 6 janvier 2017 à 17:26

    Les médias entretiennent la peur du terrorisme alors qu’on a bien plus de risques de mourir chez soi ou d’être renversé par un chauffard…

    http://www.liberation.fr/debats/2017/01/06/seduction-apocalyptique-de-l-attentat_1539597

    Le terrorisme n’est pas seulement une bombe qui explose ou un camion qui s’abat sur une foule ou un fusil d’assaut qui décime des personnes se trouvant par hasard (ou par nécessité) quelque part. Il n’est pas seulement l’idéologie au nom de laquelle ces bombes, ces camions, ces fusils d’assaut tuent des victimes innocentes ainsi que les auteurs des attentats. Le terrorisme est aussi la manière dont les médias en parlent. Car s’il y a quelque chose que ces derniers font très bien - et parfois bien malgré eux -, c’est d’interpréter ces événements comme les terroristes veulent qu’ils soient perçus.

    En effet, les jihadistes voudraient que nous ayons peur de sortir, d’aller au cinéma, au restaurant ou que nos proches le fassent pour ne pas être tués dans un attentat. Pourtant le risque que nous courons de mourir est beaucoup plus élevé si nous restons chez nous ou si nous rencontrons des personnes que nous connaissons. Je ne fais pas seulement allusion aux dangers d’écourter notre existence par un vulgaire accident domestique, mais aussi et surtout à celui d’être victime d’un meurtre.

    On sait que ces crimes sont commis dans leur majorité entre des gens qui se connaissent. En effet, il est beaucoup plus probable d’être tué par son conjoint, par ses parents, par ses voisins, par ses collègues de travail que par un terroriste. Et le risque que nous avons de mourir augmente d’un cran si, au lieu de rester chez nous, ou entre nous, nous prenons une voiture pour partir en week-end ou pour aller faire la fête.

    Et il est encore plus élevé si les hasards de la vie nous plongent dans une dépression sévère qui nous contraint, tel un assassin, à nous donner la mort. Or, au lieu de nous mettre en garde contre les incendies, les courts-circuits, les colères de notre conjoint, les dépressions ou les chauffards, les médias nous poussent à penser jour et nuit aux risques que nous courons de mourir dans un attentat. L’intérêt de Terreur, l’essai que Yann Moix vient de publier chez Grasset, est qu’il déconstruit - même s’il n’est pas forcément conscient de ce qu’il fait, mais qu’importent les intentions face aux résultats ! - cette philosophie implicite des médias. En effet, on y trouve les phrases et les pensées sur le terrorisme que de nombreux journalistes n’osent pas prononcer, mais qui résultent de leur manière d’informer. «Vivre avec le terrorisme […], c’est borner la vie à la mort, c’est limiter l’horizon de la vie à la mort […], c’est ramener l’immédiateté de vivre à la permanente proposition de mourir», écrit Yann Moix. «Le terrorisme transforme la réalité en effroi», «le terroriste contamine la réalité. Les fleurs, la lumière sont contaminées par l’acte qu’il vient de commettre», poursuit-il. Ce livre nous permet de comprendre que plus les médias parlent des attentats de façon monomaniaque et paranoïaque, plus le risque augmente qu’un individu sorte son fusil d’assaut, son camion ou son couteau. Les médias peuvent faire croire aux plus fragiles qu’en commettant un attentat, ils peuvent atteindre une gloire éternelle, conséquence de leur célébrité planétaire.

    Certes, il faut que ces personnes meurent pour y arriver. Mais l’idée qu’ils se font de leur gloire post mortem est si excitante que ce temps qui sépare leur décision de mourir du passage à l’acte devient merveilleux. Le fait que cette période soit courte n’a, au fond, pas la moindre importance. Surtout quand elles sont jeunes, de nombreuses personnes préfèrent une brève plénitude à une longue médiocrité. D’une certaine façon, les médias les confortent dans leur décision. Si le gouvernement veut vraiment vaincre le terrorisme, il doit aussi «faire la guerre» aux journalistes.


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  • Encore l'immo au 20h de France2

    Cette fois-ci, on nous annonce que l'armée souhaite gagner quelques sous en vendant une partie de son patrimoine immobilier. Le thème de l'immobilier a donc été traité quatre fois en six jours (du 7 au 12 mai) dans le même journal télévisé...La pierre, une passion du service public!


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  • Créer une extension sur le toit d'un logement déjà existant, voilà le sujet traité ce soir au 20h de France 2.

    L'immobilier a donc été abordé dans trois reportages en cinq jours (du 7 au 11 mai) dans ce journal télévisé. Mais pourquoi cette passion du service public pour la pierre...? Un complexe face à la concurrence de Télé-Bouygues ?


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  • Une expérience à très haut risque dans le 20h de France 2 (4/05/16): 3 jours sans portable! Mais oui, la journaliste l'a fait! Le téléphone est un sujet "vie courante" qui passionne la rédac' car à peine deux jours plus tard... nouveau sujet sur les portables à propos des téléphones d'occasion.

    L'immobilier est un des piliers de cette maison. Dimanche 8 mai: "agrandir au lieu d'acheter". Le précédent sujet dans ce domaine datait de...la veille, avec une enquête sur les syndics.

    Autre thème très présent: le luxe, même si bizarrement rien là-dessus entre le 4 et le 9 mai (sûrement à cause de l'actualité très chargée sur les portables et l'immobilier...) On est enfin soulagés ce soir, avec un reportage sur la ville du monde qui compte le plus de milliardaires: Londres. Sûrement que cela apaisera un peu les londoniens au moment de payer leurs loyers exorbitants...


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  • Les médias se proclament "contre-pouvoir". Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations pré-mâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur.

     
    En 1932, l’écrivain Paul Nizan publiait Les chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en véritables gardiens de l’ordre établi.
    Aujourd’hui, les chiens de garde sont journalistes, éditorialistes, experts médiatiques, ouvertement devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social. Sur le mode sardonique, LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE dénonce cette presse qui, se revendiquant indépendante, objective et pluraliste, se prétend contre-pouvoir démocratique.
    Le film pointe la menace croissante d'une information produite par des grands groupes industriels du Cac40 et pervertie en marchandise.


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