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  • François Fillon n’a pas seulement salarié son épouse ou ses enfants avec les fonds publics mis à sa disposition par le parlement. À l’époque où il siégeait au Sénat, il s’est mis dans la poche une partie des crédits théoriquement réservés à la rémunération d’assistants, grâce à un système de commissions occultes. Les sommes siphonnées entre 2005 et 2007 par l’actuel candidat LR à la présidentielle ne dépassent sans doute pas les 25 000 euros mais des juges d’instruction ont d’ores et déjà estimé que le stratagème utilisé, partagé avec nombre de sénateurs UMP entre 2003 et 2014, pouvait relever d’une infraction pénale. Plusieurs élus ou anciens élus en ayant profité viennent même d’être mis en examen pour « recel de détournements de fonds publics », comme Henri de Raincourt ou René Garrec.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/280117/francois-fillon-beneficie-de-fonds-publics-detournes-au-senat


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  • #PenelopeGate


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  • Ce qui révolte Nathalie Kosciusko-Morizet c'est que les malfrats qui ont volé ses bijoux à la star américaine salissent l'image de la Paris, à moins d'un an du vote du CIO pour 2024! Salauds de voyous qui ne pensent qu'à s'enrichir alors que les multinationales qui sponsorisent les JO n'ont, elles, que des buts philanthropes comme tout le monde le sait.

    Mais qu'une starlette se balade avec 9 millions d'euros de bijoux NKM trouve cela tout-à-fait normal. Quel est donc le secret de la richesse de Kim Kardashian ? A-t-elle trouvé un vaccin contre le sida, le palu, la solution pour lutter contre le réchauffement climatique...???


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  • Migrants

    Depuis 2014, le chiffre des décès de migrants en mer Méditerranée tentant de rejoindre l’Europe ne cesse d’augmenter, se chiffrant à plus de 10 000 au total, a déclaré, mardi 7 juin à Genève, un porte-parole du Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). Le seuil des 10 000 a été « dépassé au cours des derniers jours ».

    En 2014, il y a eu 3 500 morts, l’an dernier 3 771, auxquels s’ajoutent 2 814 décès depuis le début de 2016, a précisé le porte-parole, en dénonçant ce chiffre « horrible ».

    De son côté, l’OIM (Organisation internationale pour les migrations), qui ne dépend pas de l’ONU, mais qui est basée à Genève, estime que depuis le début de l’année 2016 il y a eu 2 809 morts en Méditerranée, à comparer avec 1 838 morts durant le premier semestre 2015. « Le nombre de décès en Méditerranée en 2016 dépasse de presque mille personnes le bilan du premier semestre 2015, alors qu’il reste encore trois semaines avant la fin du premier semestre 2016 », a indiqué l’OIM dans un communiqué.

    Le Monde, 7 06 16

    Et pendant ce temps les riches s'enrichissent encore plus...

    Non seulement la crise a épargné les millionnaires, mais ceux-ci se portent toujours mieux et sont surtout de plus en plus nombreux : ils sont 6 % de plus en 2015, selon le BCG. Ces millionnaires détiennent aujourd’hui 47 % de la richesse mondiale privée – une part qui devrait dépasser les 50 % en 2020, estime le cabinet.

    Les paradis fiscaux toujours bien portants 

    Dans le détail, c’est la fortune des ménages les plus aisés (plus de 100 millions de dollars) qui a le plus progressé en 2015 (+ 10 %), en particulier dans la région Asie-Pacifique (+ 16 %). Le nombre de multimillionnaires a explosé en Inde et en Chine. Mais, sans surprise là aussi, la plus forte concentration de millionnaires est toujours enregistrée… au Liechtenstein et en Suisse.

    Le Monde, 7/06/16


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  • J12 – 100 000 875

     

    Novak Djokovic ne remportera peut-être jamais Roland-Garros, mais il a franchi hier la barre des 100 millions de dollars de gains en tournois. A partir de quand doit-on s’interroger sur les rémunérations délirantes des sportifs ?

    La journée d’hier à Roland-Garros a été marquée par deux faits notables :
    1. Il n’a pas plu.
    2. Novak Djokovic est devenu le premier tennisman à franchir la barre symbolique des 100 000 000 de dollars de gains en tournois. En se hissant en quarts de finale, le n°1 mondial s’est assuré un prize-money minimum de 327 471 dollars à Paris qui, ajoutés aux 99 673 404 engrangés depuis le début de sa carrière en 2003, forment un total de 100 000 875 dollars, le compte est bon.

    • La dotation de Roland-Garros dans le détail 

    Interrogé sur ce record à venir avant le tournoi, le Serbe avait déclaré ceci : « Très franchement, cela ne m’inspire pas grand-chose. Premièrement, parce que je ne joue pas pour gagner de l’argent, et deuxièmement parce que ce n’est pas réaliste de comparer les gains en tournois pratiqués aujourd’hui par rapport à ceux qui avaient cours il y a vingt ou trente ans. Gagner un Grand Chelem actuellement rapporte, je ne sais pas, trois, quatre ou cinq fois plus qu’il y a vingt ou trente ans, donc, à mes yeux, ce n’est pas une comparaison raisonnable. Et enfin, je ne suis pas matérialiste. »

    Ne nous amusons pas ici à calculer combien Björn Borg ou Jimmy Connors auraient amassé si les dotations de l’époque avaient été celles d’aujourd’hui. Il est évident que les joueurs du 21e siècle ont bénéficié d’une spectaculaire inflation des sommes reversées par les tournois, qui permet à certains au palmarès famélique comme Tomas Berdych et David Ferrer (1 Masters 1000 chacun) de figurer dans le Top 10 des joueurs les mieux payés de l’histoire, avec respectivement 24,8 et et 29,1 millions de dollars de gains, à comparer aux quelques milliers de dollars que le Grand Chelem qu’ils avaient réussi à l’époque avait rapportés à Rod Laver (1969) ou Margaret Smith Court (1970).

    • Le Top 10 des joueurs les mieux payés de l’histoire, par Tennis Magazine

    A Roland-Garros, la dotation globale a connu un bond de 70% en quatre ans, pour s’établir à 32 millions d’euros aujourd’hui (28 pour l’Open d’Australie, 36 pour Wimbledon, 37 pour l’US Open), dont deux millions rien que pour le vainqueur du tournoi (masculin et féminin). Les énormes machines à cash que sont les tournois du Grand Chelem peuvent se permettre de reverser des sommes folles aux joueurs, car eux-mêmes engrangent des revenus gigantesques chaque année en billetterie, en droits télé, en contrats de sponsoring. Après avoir grassement payé Novak Djokovic et Cie, la FFT pourra aisément financer l’ensemble des Ligues régionales grâce à l’argent que lui rapporte Roland-Garros. 

    « SI CET ARGENT NE VA PAS AUX JOUEURS, OÙ VA-T-IL ? »

    Devant l’augmentation extravagante des dotations, Troisième Balle avait imaginé, une année, poser la même question à tous les joueurs pendant Roland-Garros : « Y a-t-il une limite, sur le plan de la morale, à ce qu’un joueur de tennis peut gagner ? » Question finalement assez difficile à caser en conférence de presse d’après-match face à un joueur qui a encore la tête qui fume. Avant Roland, on a pu la poser, au calme, à Andy Murray. « Dans le sport, de manière générale, on gagne beaucoup d’argent », avait sobrement répondu l’Ecossais, qui avait ensuite évoqué les énormes disparités, qu’il souhaitait voir réduites, entre joueurs du haut du panier et ceux des bas-fonds, voire du ventre mou.

    Andy Murray : « Il y a trop d’argent dans le sport »

    Relance un brin poujadiste de notre part : « Le vainqueur de Roland-Garros ­touchera 2 millions d’euros. Un joueur éliminé au premier tour, 30 000 euros. Pendant ce temps, un enseignant gagne autour de 2 000 euros par mois. De telles ­disparités vous semblent-elles être le signe d’une ­société qui fonctionne bien ? » Réponse du n°2 mondial : « C’est très difficile de répondre à cette question. Je pense qu’il y a trop d’argent dans le sport. Mais je ne peux parler que du tennis. Oui, les joueurs qui perdent au premier ou au second tour à Roland-Garros remportent une immense somme d’argent, parce que les sponsors paient, les télévisions paient. Mais si cet argent ne va pas aux joueurs, où va-t-il ? » Excellente question.

    Les rémunérations extrêmes des meilleurs sportifs – et vous pouvez multiplier par deux ou trois les 100 millions de « Djoko », en raison des contrats publicitaires et des « garanties » offertes par les tournois – s’expliquent très bien du point de vue de la logique économique. Ces gens gagnent d’immenses sommes, parce qu’ils génèrent d’immenses sommes. Et sur le plan de la morale ? Qui décide de ce qui est moralement acceptable ? Manifestement, dans une société comme la nôtre, ces rémunérations doivent l’être, puisque personne ne s’insurge contre les disparités sidérantes entre un n°1 mondial et un n°100, entre un joueur de tennis et un type qui balaie les lignes.

    « ILS NE SONT PLUS DE NOTRE MONDE »

    La hausse continue de la dotation de Roland-Garros est entrée en collision avec un incident cette semaine : les spectateurs de la rencontre Djokovic – Bautista Agut, interrompue par la pluie, n’ont pas été remboursés car l’interruption est survenue au bout de 2 h 01, soit juste après le délai contraignant la FFT à leur rendre au moins la moitié du prix du billet. L’affaire a vaguement fait jaser, mais tant qu’il y aura des gens prêts à subir ce genre de désagréments, tant qu’il y aura des gens qui acceptent l’augmentation du prix des places chaque année, tant qu’il y aura des joueurs du dimanche qui acceptent que le prix de leur licence gonfle tous les ans, tant qu’il y aura de gens prêts à débourser 7 € pour un infâme hot-dog dans les allées de Roland-Garros, il n’y a aucune raison que les choses changent.

    Dans son émission « Répliques », sur France Culture, samedi dernier, qui posait la question « faut-il maudire ou bénir l’argent ? », Alain Finkielkraut soulignait que les salaires des grands patrons suscitaient régulièrement l’indignation de l’opinion publique, alors que personne ne s’offusquait des revenus délirants des vedettes du cinéma, de la musique et du sport. « Notre égalitarisme frénétique s’arrête devant le monde des demi-dieux que sont les artistes et les sportifs, estimait son invité, Pascal Bruckner. Ils sont tout d’un coup gratifiés d’une sorte d’indulgence absolue parce qu’ils ne sont plus de notre monde, donc on admire en eux des performances dont nous ne nous sentons pas capables. »

    Il y aurait sans nul doute une longue étude philosophique à mener sur le sujet, et on promet d’organiser un jour un débat Finkielkraut / Djokovic autour de ces questions (...)

    Henry Seckel

     http://rolandgarros.blog.lemonde.fr/


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