• à écouter à partir de 15mn50

    http://www.lesconvivialistes.org/


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  • Croissance : le principe de réalité est du côté des écologistes

    Pascal Durand, Porte parole d'Europe Ecologie Les Verts, et Eva Sas, Membre du bureau exécutif d'EELV, Responsable du projet économique et social 2012

    Même révisée de 1,75 % à 1,5 %, l »hypothèse de croissance retenue par le gouvernement pour son budget 2012 est, de l'aveu même de la majorité des économistes, largement surévaluée, puisque le consensus des conjoncturistes vient de tomber sous la barre des 1%.

    A l'automne 2010, le gouvernement avait déjà présenté son budget avec une prévision de croissance surestimée : 2 % pour 2011 et 2,5 % pour 2012. L'INSEE vient de confirmer que la croissance des deuxième et troisième trimestres était quasiment nulle, rendant définitivement inatteignable l'objectif affirmé initialement par le gouvernement pour 2011.

    Quant au projet du parti socialiste, il table sur une croissance fixée arbitrairement à 2,5% sans jamais préciser comment il y parviendra.

    Cette surestimation systématique de la croissance à venir est le symptôme d'une société qui ne sait plus vivre ou résoudre les questions sociales ou budgétaires sans la référence à une croissance mythifiée.

    Cette attente illusoire, destinée à rassurer marchés, acteurs sociaux et économiques, ne permet pas de prendre les bonnes décisions politiques. Au lieu de s'illusionner sur le retour de la croissance et l'augmentation mécanique des recettes fiscales qui devraient en découler, la responsabilité politique voudrait que soient prises des mesures plus efficaces et plus justes, par un retour à la progressivité de l'impôt et la réorientation des dépenses publiques.

    Le philosophe Hans Jonas pensait que nous devions construire au XXIème siècle une « éthique de l'incertitude ». Nous, écologistes, pensons que cette éthique doit s'appliquer aussi aux prévisions politiques et budgétaires. Plutôt que de tabler sans cesse sur des prévisions irréalistes, la responsabilité consiste aujourd'hui à admettre que personne n'est, dans le contexte économique mondial, capable de maitriser la réalisation d'objectifs de croissance en France, ni même de les prévoir raisonnablement.

    Le réalisme consiste à travailler a minima plusieurs scénarios de croissance, au-delà des seules variantes à 0,5 % qu'envisage timidement Bercy, à en estimer les conséquences sur les équilibres budgétaires, sur l'emploi et sur le pouvoir d'achat pour que le débat démocratique puisse avoir lieu.

    Le réalisme serait surtout de construire un modèle économique qui résiste aux variations conjoncturelles. Un modèle qui ne se donne pas pour finalité la recherche de la croissance, mais bien d'améliorer au quotidien la vie des françaises et des français. Car quel est le but de notre économie, est-ce d'augmenter le PIB, les revenus et le patrimoine des plus riches ou est-ce d'aider à créer des emplois, à répartir équitablement les efforts de solidarité, de permettre aux plus défavorisés d'entre nous de vivre décemment ?

    Le réalisme, enfin, serait d'anticiper, au-delà des seules prévisions budgétaires, l'impact de ces scénarios économiques sur la raréfaction des ressources fossiles, sur le prix de l'énergie et des matières premières, sur la nécessaire réduction des émissions de gaz à effet de serre. Pour enfin coupler nos objectifs de création d'emplois et de diminution de notre empreinte écologique.

    Car à force de dissocier objectifs environnementaux et objectifs économiques, les gouvernements successifs mènent des politiques incohérentes et irréalistes, ignorant les contraintes auxquelles leurs volontés de relance économique se heurtent inexorablement, à commencer par l'augmentation du prix du pétrole et celui des matières premières.

    Le réalisme, aujourd'hui, est bien du côté des écologistes.

    rue89.com


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  • A écouter: l'intervention de Frédéric Lordon (4 min 30 après le début)


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  • Une commission parlementaire sur les mécanismes de la spéculation rend ses conclusions. Pour éviter une nouvelle débâcle financière, il faut, dit ce rapport, mettre fin à l'économie casino.

    Cette commission d’enquête a été créée au printemps, à l’initiative de la gauche au moment de la crise grecque. L’idée est de faire le tri entre la finance utile et la finance casino. Après plusieurs mois d’audition, le constat est édifiant, mais droite et gauche sont d’accord : avec 700 000 000 000 000 $ (sept cent mille milliards de $) soit 10 fois la somme de tous les PIB mondiaux, la finance est déconnectée de l’économie réelle. Au-delà de ce constat, les 34 propositions de ce rapport ne manquent pas d’ambition sur la régulation des changes ou sur l’interdiction de certaines pratiques à risque. Mais comme toujours dans ce domaine, on se demande bien qui pourra et surtout qui voudra les faire appliquer. Ce rapport met l’accent sur les effets délétéres qu’a eu une directive européenne de 2004 sur les marchés financiers. Mise en place pour encourager la concurrence entre les places de marchés, cette directive a entraîné la création de plates-formes d’échanges totalement opaques, qu’on appelle d’ailleurs les « dark pool » de la finance (les piscines noires). Aujourd’hui on estime que la moitié des transactions financières passent par ces dark pool non régulés et donc non contrôlables. Qualifiée de « tragédie », cette directive devrait être modifiée cette année, a promis le commissaire européen Michel Barnier. Mais au final, « nos propositions ne sont-elles pas comme la Ligne Maginot ? » s’interroge en conclusion le rapporteur Jean-François Mancel. «  On cherche a évité la dernière crise, mais elle a déjà eu lieu. Avons-nous la capacité à imaginer la prochaine crise ? » Une certitude en tout cas, pour tous les membres de cette commission d’enquête, la prochaine crise aura bien lieu.

    Marie Viennot, France Culture, 21/12/2010


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  • C'est la Quinzaine du commerce équitable, avec de nombreux évènements dans toute la France.

    Quinzaine du commerce équitable


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  • Le peuple grec n’est pas responsable de la faillite de son Etat. C’est pourtant lui que les marchés financiers et les institutions internationales veulent saigner à blanc. Signez notre pétition en ligne.

    La Banque centrale européenne a accordé des prêts gigantesques à seulement 1% d’intérêt aux banques qui, à leur tour, les ont prêtés à des taux de 4 à 8%. La Grèce doit elle aussi bénéficier de taux n’excédant pas 1%, sans autres conditions que le maintien des droits sociaux, de l’emploi et des services publics.

    Tous les peuples d’Europe sont menacés de plans d’austérité de même nature. L’Union européenne et tous les Etats membres doivent donc se mobiliser pour préserver les chances d’une Europe des peuples.

    pétition ici 


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  • Editorial de Paul Quinio, Libération

    Un «combat des politiques contre les marchés». La formule utilisée jeudi par la chancelière allemande, Angela Merkel, a le mérite d’être simple. Elle résume parfaitement le sentiment désagréable qui domine à l’issue d’une semaine qui s’achève comme elle avait démarré : sur une forte chute de l’ensemble des Bourses, qui continuent de spéculer sur la fragilité des économies européennes. Quand plus rien ne semble avoir de sens, autant revenir, comme on dit dans d’autres sphères, aux fondamentaux.

    De quoi parle-t-on ? De rumeurs dans des salles de marché qui font vaciller des Etats. De spéculateurs, de préférence bien cachés derrière leurs écrans d’ordinateur, qui se fichent pas mal des dégâts humains et sociaux qu’ils provoquent. Comme si le «combat» à l’œuvre entre les marchés et les puissances publiques se déroulait sur deux terrains distincts, virtuel pour les uns, dans la vraie vie pour les autres.

    On aimerait en revanche croire la chancelière allemande quand elle se dit «certaine» de pouvoir remporter la bagarre. Car que reste-t-il aujourd’hui des déclarations volontaristes entendues à Washington comme à Paris, à Berlin comme à Londres, qui prétendaient mater la finance folle, responsable de la pire crise économique depuis l’après-guerre ? Un constat d’impuissance. Pis : les Etats se retrouvent aujourd’hui les cocus d’une crise qu’ils ont cherché à endiguer en injectant des centaines de milliards de dollars et d’euros dans l’économie mondiale. Tout devait changer. Rien ne change. Désespérant.


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