• Claude Halmos, psychanalyste et chroniqueuse au "Monde Education"
    Comment parler aux enfants des agressions sexuelles qui font l'actualité?

    Le Monde

     


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  • A Barcelone, les indignés brusquement évacués pour cause de foot!

    Violences policières place de Catalogne

    "Comme à la Puerta del Sol à Madrid, où les manifestants ont installé un village alternatif devenu le foyer de la contestation, et de nombreuses autres places en Espagne, la Place de Catalogne était occupée depuis dix jours par des centaines de jeunes Espagnols.

    Vendredi, la municipalité de Barcelone a décidé de faire place nette dans la perspective des célébrations prévues samedi soir, en cas de victoire du FC Barcelone en finale de la Ligue des champions de football, contre Manchester United à Londres." Libération

    Quel cynisme!!! Quelle honte!!! Alors tous à Barcelone, pour manifester avec "los indignados"!

    Sport de merde! Capitalisme de merde! Combien gagnent les joueurs du Barça ??? Bien plus que les jeunes Espagnols au chômage, c'est certain!

    " Les «indignés» espagnols font des petits en Grèce. Des milliers de personnes se réunissent depuis deux jours à Athènes via les réseaux sociaux. Ils ont monté un campement place Syntagma, devant le Parlement, pour exiger une «vraie démocratie» ou un «référendum» contre l'austérité.

    Le premier rassemblement «d'indignés» a eu lieu mardi. Des milliers de personnes (8000 selon la police, 20.000 selon la plupart des médias) se sont rassemblées spontalement, venus sans slogan, sans étiquette. Idem le lendemain. De fait, après un an d'austérité draconienne, et surtout plus de deux ans de profonde récession, la population a du mal à digérer les nouvelles mesures de rigueur en préparation, censées stopper l'avancée de la crise de la dette qui fait trembler toute la zone euro.

    En Grèce, la contestation était jusqu'à présent portée par des manifestations quasi-institutionnelles, ritualisées à l'extrême, et encadrées de près par les partis. "

    Libération

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    " Il y a des priorités dans la vie. C'est probablement guidées par cette saine maxime que les autorités ont entrepris de libérer la Place de Catalogne, à Barcelone, des "Indignés" qui y séjournent depuis dix jours. En effet, leur campement aurait pu gâcher la fête prévue samedi soir à cet endroit en cas de victoire de Barcelone face à Manchester en finale de Ligue des champions.

    La police est donc intervenue de manière plutôt musclée, à coups de matraques et de flashballs, pour libérer le terrain. Résultat de cette préparation de match musclée, "121 personnes ont dû recevoir des soins, dont 37 policiers et 12 personnes qui ont été hospitalisées, toutes légèrement atteintes", selon un responsable des urgences cité par l'AFP.

    Décidément pas intéressés par le football, environ 200 manifestants qui continuent, comme à Madrid, de réclamer la "Démocratie maintenant", ont décidé de réinvestir la place une fois leur campement détruit."

    Les Inrocks

     


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  • A Paris, à Toulouse, à Lyon, les «Indigné-e-s» made in France pointent le bout du nez. Ils étaient 200 place de la Bastille, à Paris, vendredi. La veille à Toulouse ils étaient deux. Puis 50 vendredi, 150 samedi et 250 dimanche. Et seront nombreux, espèrent-ils, à camper sur la place du Capitole les prochains jours. Mot d’ordre : «8 millions de Français sous le seuil de pauvreté en 2010, 140 milliards de bonus distribués à Wall Street, 1 même planète.» Première bataille gagnée : «Briser la loi du silence.» La suite ? Via #frenchrevolution ou #democratiereelle sur Twitter et, en espagnol, Acampada Toulouse ou Democracia Real Ya ! sur Facebook. A Lyon, même mode de mobilisation, les réseaux sociaux. Ils se sont baptisés «Lyon démocratie réelle maintenant», traduction littérale du mouvement espagnol dont ils se revendiquent. Dimanche, ils ont voté pour l’installation d’un campement permanent, place Bellecour. L’installation devait débuter dans la soirée d’hier.

    Libé, 24/05/2011


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  • Merci Grimsvötn! Tu nous rappelles à notre petitesse face aux forces de la nature. Grâce à toi quelques milliers de passagers bloqués dans les aéroports pourront peut-être méditer sur la folie d'une vie vécue à toute vitesse. Un an après l'éruption de l'Eyjafjallajökull c'est une bien belle façon de fêter cet anniversaire!


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  • Suisse: des milliers de manifestants réclament la fin du nucléaire

    DOTTINGEN — Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche contre le nucléaire dans le nord de la Suisse, une mobilisation rare dans la Confédération, alors que le gouvernement doit décider mercredi de l'avenir de l'atome.

    Selon le décompte de la police helvétique et des organisateurs, le Collectif "Sortons du nucléaire", "au moins 20.000 personnes" ont participé à l'événement organisé près de la centrale nucléaire de Beznau, la plus vieille de la Confédération (1969), dans le canton d'Argovie.

    "Ces milliers de personnes qui sont venues donnent un signal très fort aux autorités helvétiques", a expliqué à l'AFP une porte-parole du collectif, Maude Poirier. "Cela montre que nous ne sommes pas une minorité, que ce ne sont pas que les Verts" qui réclament la fin de l'atome.

    "C'est la plus grande manifestation en Suisse contre le nucléaire depuis l'accident de Fukushima", a-t-elle insisté, faisant valoir que la participation dépassait les attentes des organisateurs.

    Les opposants au nucléaire sont ainsi "venus de toute la Confédération mais aussi d'Allemagne, d'Autriche et de France", a encore indiqué la porte-parole.

    Sous des banderoles --"stop au nucléaire", "nucléaire, un avenir de cafard" et "non merci aux centrales nucléaires"-- les manifestants partagés en deux cortèges ont défilé symboliquement devant l'île sur l'Aar, qui abrite les deux réacteurs de Beznau.

    Ils se sont ensuite réunis à Kleindöttingen pour un meeting qui s'est déroulé sans incident, sous le regard vigilant de la police helvétique.

    Berne doit prendre mercredi une décision sur l'avenir du nucléaire dans la Confédération, qui compte actuellement cinq réacteurs.

    A la suite de l'accident nucléaire de la centrale de Fukushima dans le nord du Japon, frappé par un séisme et un tsunami, la Suisse a été le premier pays à annoncer le 14 mars la suspension de ses projets de renouvellement des centrales nucléaires.

    Depuis, l'Office fédéral de l'énergie étudie trois scénarios pour l?avenir de l?énergie atomique dans le pays: l?abandon du nucléaire, la poursuite inchangée du programme de remplacement des trois centrales les plus anciennes ou encore le non-remplacement de ces centrales à la fin de leur période d'exploitation.

    Le sujet est très sensible dans le pays où les opinions divergent beaucoup sur la meilleure option.

    Afin d'aider le gouvernement à prendre sa décision, l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) a été chargée d'analyser les "causes exactes de l?accident survenu au Japon et d?en tirer les conclusions", notamment en vue d'éventuelles normes plus strictes.

    L?IFSN, qui veille sur les centrales de Beznau 1 et 2, Mühleberg, Gösgen et Leibstadt, situées toutes en Suisse alémanique, a été également mandatée pour anticiper le réexamen de leur sécurité.

    Le premier contrôle de ces centrales a révélé, selon l'IFSN, des points faibles au niveau du stockage des assemblages combustibles qui ne représentent toutefois pas, selon elle, un "danger immédiat".

    Les centrales exploitées en Suisse ont jusqu?au 31 août pour montrer comment elles entendent remédier aux défauts constatés, mais aucune ne doit être mise hors service, estime l'Institut, qui relève que celles de Mühleberg (nord-est) et Beznau présentent le plus de faiblesses.

    AFP - 22/05/2011


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  • http://www.cyberpresse.ca/environnement/201105/21/01-4401771-herve-kempf-lobjecteur-de-croissance.php

    MATHIEU PERREAULT
    La Presse

    Les riches, le capitalisme, l'oligarchie : telles sont les bêtes noires d'Hervé Kempf, journaliste au Monde. Après s'être intéressé à la question de l'environnement à la suite de l'accident de Tchernobyl, il se penche depuis quatre ans sur les rouages financiers qui expliquent la faillite du modèle occidental. Dans son livre L'oligarchie ça suffit, vive la démocratie, il s'en prend à la domination qu'exerce le monde de la finance sur le processus démocratique, les médias et les décisions des gouvernements. Lors d'une récente tournée de promotion au Québec, il a tenu des propos ambigus sur Oussama ben Laden et, dans un article publié cette semaine dans Le Monde, il a qualifié le Québec de haut lieu de l'«obstination maniaque à détruire l'environnement «. La Presse s'est entretenue avec lui à Montréal.

    Q: Vous étiez au départ journaliste en environnement. Qu'est-ce que qui vous a mené à l'économie?

    R: J'ai toujours trempé un peu dans l'environnement, la science, l'économie. Ç'a été une évolution lente. Les livres m'ont fait prendre une orientation plus politique, plus sociale. Au fil des discussions, j'en suis venu à expliquer les mécanismes économiques, à décrire l'évolution du capitalisme, à explorer les voies de sortie. Cette fois, j'analyse plus en détail le système politique.

    Q: Comment en sommes-nous arrivés à une oligarchie, un gouvernement dominé par les riches qui gouvernent en fonction des intérêts des riches?

    R: Il n'y a pas de réponse simple. Il y a un mouvement historique de dégradation de la démocratie depuis 20 ou 30 ans. Le capitalisme est devenu la philosophie de la société, de la culture. On a expliqué que les gens sont des individus, que la concurrence est une loi naturelle et que le marché est la réponse à tous les problèmes. Je crois que le moment est venu de reconstituer un espace commun.


    Q: Pouvez-vous donner des exemples de cette domination oligarchique?

    R: L'appareil médiatique ne sert plus à critiquer le gouvernement, mais à avaliser la philosophie capitaliste. On dit qu'il est neutre. Mais c'est un leurre. Il est aux mains des intérêts privés qui manipulent la population, qui imposent cette vision capitaliste. Il faut que les médias, et surtout les médias télévisés, redeviennent une question politique plutôt que d'être laissés aux intérêts privés.

    Q: Voyons-nous une preuve de votre analyse dans les nominations politiques des Sarkozy, Berlusconi, Harper et Chavez?

    R: N'incluez pas Chavez dans cette liste. Au Venezuela, les grandes chaînes de télévision sont aux mains de l'opposition, de sociétés privées.

    Q: Hugo Chavez n'est-il pas un autocrate?

    R: À ma connaissance, il est constamment réélu dans des campagnes électorales très ouvertes. Il a gagné une ou deux fois des référendums. On ne peut pas en dire autant de la France, qui a rejeté par référendum le traité de Lisbonne en 2005 pour voir son gouvernement l'adopter. La démocratie va plus mal dans nos pays dits démocratiques.

    Q: Vous vous élevez aussi contre le financement des campagnes électorales par l'entreprise privée. Y a-t-il d'autres manifestations du pouvoir oligarchique que les médias et le financement politique?

    R: Si on prend par exemple le programme électoral de Barack Obama, toutes les grandes orientations ont été abandonnées. La vraie réforme de Wall Street, la réforme de la santé, qui n'a passé qu'extrêmement diminuée... Il y a même une attaque très forte contre les syndicats, contre la liberté syndicale.

    Q: Y a-t-il des exemples de votre thèse avec les crises que vivent actuellement la Grèce et le Portugal?

    R: Les agences de notation se sont lourdement trompées en 2008. Quelques jours avant l'écrasement de Lehmann Brothers, elles lui avaient donné la note maximale. Logiquement, après ce qui s'est passé, on aurait dû remettre en cause les agences de notation. Ça n'a pas été le cas. Elles ont joué un rôle central dans la mise en défaut de la Grèce. En France, si le gouvernement ne procédait pas à une réforme des retraites, les agences de notation menaçaient d'abaisser la cote. Ça pèse lourdement.

    Q: Les «tests de stress» imposés par les gouvernements aux banques ne constituent-ils pas une certaine réforme, en ce sens qu'ils fournissent aux agences de notation des données dont elles doivent nécessairement tenir compte?

    R: Pourquoi, plutôt que de faire une réforme minime comme un stress test, ne pas nationaliser telle ou telle grande banque? Par exemple, en France, la BNP, qui joue un rôle très lourd, joue un rôle important au ministère des Finances en temps de crise tout en envoyant beaucoup d'argent dans les paradis fiscaux. Les dispositifs ne changent qu'à la marge.

    Q: Aurait-il fallu laisser les banques faire faillite en 2008, au nom de la «destruction créative» inhérente au capitalisme?

    R: Le système financier occidental se serait écroulé. Ç'aurait été une catastrophe économique sans précédent. C'est du capitalisme extrême. Ceux qui proposent cela sont confortablement installés dans leur poste universitaire ou d'éditorialiste.

    Q: Peut-on faire un parallèle entre la myopie face aux coûts environnementaux à long terme et la myopie face aux coûts à long terme des engagements dans les régimes de retraite? Aux États-Unis, la crise des municipalités et des États est due en grande partie aux promesses généreuses des politiciens sur les retraites des fonctionnaires.

    R: C'est vrai, dans les deux cas, le système financier a réagi à courte vue. Ceux qui contrôlent les finances ont aussi un impact écologique.

    Q: Qu'est-ce qui permet de penser que la population en général ne partage pas cette myopie? N'y a-t-il pas une tendance humaine à valoriser le court terme plutôt que le long terme?

    R: Vous et moi sommes informés sur le long terme, mais les gens ne le sont pas. Ils sont exposés à la publicité, aux feuilletons télévisés qui ne les font pas réfléchir, au sport. On ne leur explique pas comment se pose le problème du gaz de schiste sur le plan géologique ou par rapport aux sociétés pétrolières. On ne leur présente pas de manière équilibrée les dangers du système économique. Je pense que les gens sont beaucoup plus préoccupés qu'on ne le croit par le long terme. Beaucoup tiennent compte de ce qui arrivera à leurs enfants. Mais on n'arrive pas à trouver ces informations dans les grands médias. Et quand on rentre d'une dure journée au boulot, et qu'on est habitué depuis tout petit à regarder la télé, eh bien comme on respire, comme on mange, on regarde la télé. C'est dur de penser à l'avenir. Prenez le cas des retraites en France. Les gens ont très bien compris la volonté de leur faire abandonner le système de répartition pour un système de caisses de retraite basées sur la Bourse. J'ai fait récemment un reportage dans une entreprise aux États-Unis, et la personne que j'interviewais a pris le temps de vérifier l'évolution de son portefeuille de retraite sur l'internet. C'est absurde, cette confusion du long et du court terme.

    Q: Un pamphlétaire canadien, Ezra Levant, a récemment affirmé que la performance environnementale des sables bitumineux devait être comparée aux mesures sociales des États producteurs de pétrole, notamment le traitement des femmes en Arabie Saoudite. Qu'en pensez-vous?

    R: Le raisonnement de ces gens-là est en fonction de la production, jamais de la consommation. La question qu'il faut se poser, c'est: est-ce que nous avons besoin d'autant de pétrole et d'énergie? J'ai vu l'impact des sables bitumineux sur les autochtones de l'Alberta, et je pense que l'impact social y est aussi à considérer.

    Q: Si elle était bien informée, la population serait-elle d'accord avec vous pour dire qu'il faut baser nos choix sur leur impact sur nos petits-enfants plutôt que sur notre bien-être immédiat ou celui de nos enfants?

    R: Oui, pour la moyenne des gens. Dès qu'on prend le temps de la réflexion, on est plus conscient.

    Q: Pensez-vous que la décroissance, la diminution de la consommation dans les pays riches, soit nécessaire pour que les pays pauvres s'enrichissent sans menacer l'avenir de la planète?

    R: On ne pourra pas vivre à 7, 8 ou 9 milliards d'habitants avec le même train de vie que les Nord-Américains, les Japonais ou les Européens. Ce serait le chaos écologique. En même temps, il n'y a pas de raison logique que tout le monde ne soit pas plus ou moins au même niveau de vie. Il ne faut pas une décroissance, mais une diminution de la consommation matérielle et d'énergie. On va dans des cafés maintenant et on voit quatre ou cinq écrans, ça ne sert à rien. Il faut moins de lumières allumées pour rien, moins d'emballage, moins de téléphones portables. Il faut partager les objets. Est-ce que chacun doit avoir une perceuse? Ne peut-on pas se la partager entre voisins?

    Q: Sera-t-il possible de convaincre la population de la nécessité de cette décroissance?

    R: De plus en plus de gens se rendent compte que la croissance mène au chômage et au gaspillage d'énergie. Les gens sont ébahis par cette histoire de gaz de schiste et de pétrole dans le Saint-Laurent, sont contre le nucléaire en France. En même temps, ils se rendent compte qu'ils ne peuvent pas avoir ces sentiments et ne pas changer leurs habitudes. Pas mal de gens ont fait cette réflexion.


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