• * Uranium : le président d'une ONG congolaise arrêté à Lubumbashi

    AFP - 26 juillet 2009 - LUBUMBASHI (RD Congo) - Le président d'une ONG de défense des droits de l'Homme en RD Congo a été arrêté à Lubumbashi après la publication d'un rapport dénonçant l'exploitation illégale d'une mine d'uranium au Katanga (sud-est), a-t-on appris dimanche auprès de l'ONG. Golden Misabiko, président de l'Association africaine de défense des droits de l'Homme (Asadho) au Katanga, a été arrêté vendredi par des membres de l'Agence nationale de renseignements (ANR) et transféré samedi au palais de justice de Lubumbashi où il était toujours détenu dimanche.

    Dans un rapport récent, l'Asadho dénonçait "le rôle joué par certaines institutions étatiques" dans l'exploitation de la mine de Shinkolobwe au Katanga (sud-est), pourtant interdite à toute activité minière depuis 2004. Le document citait notamment les services "de renseignements militaires, le parquet militaire, la police des mines et des hydrocarbures" et certaines autorités locales.

    "Selon le procès verbal d'audition (du président par l'ANR) il est écrit que nous avons porté atteinte à la sûreté de l'Etat, et que nous avons tenu des propos diffamatoires", a expliqué à l'AFP Thimothée Mbuya, vice-président de l'association, arrêté lui aussi vendredi mais relâché samedi. "C'est une campagne de dénigrement contre les défenseurs des droits de l'Homme, on veut nous intimider, nous empêcher de faire notre travail", a-t-il estimé. Les ressources de la mine de Shinkolobwe, riche en uranium et en cuivre, avaient servi à fabriquer la bombe d'Hiroshima.

    Elle a été fermée en 2004 après un éboulement. A l'époque, une mission de l'ONU "avait constaté des risques importants liés à de possibles éboulements ainsi qu'à une potentielle exposition chronique à la radioactivité ionisante", selon le rapport de l'Adasho. Cette mine pourrait être à nouveau exploitée par le groupe nucléaire français Areva, dans le cadre d'un accord signé en mars par sa présidente, Anne Lauvergeon, avec le ministre congolais des Mines, portant sur la recherche et l'exploitation de futures mines d'uranium sur tout le territoire de l'ancien Zaïre.

    * Quand EDF combat les économies d’énergie - Le Parisien / 18 juillet 2009

    Voltalis, un fabricant de boîtiers destinés à économiser l’électricité, vient d’être condamné à verser une taxe à EDF, qui s’estime lésée par cette technologie. Au grand dam des usagers.

    Une décision « injuste et partiale ». Voilà comment Pierre Bivas, PDG de Voltalis, opérateur énergétique spécialisé dans la gestion de l’énergie pour les entreprises et les particuliers, qualifie la décision de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Selon nos informations, celle-ci vient de donner raison à EDF qui réclamait une « taxe » pour compenser le manque à gagner résultant des économies d’énergie réalisées par les clients de Voltalis.
     
    Cette entreprise, créée en 2007, a en effet mis au point un boîtier qui se fixe entre le compteur EDF et le tableau électrique et permet de réaliser des économies d’énergie, déclenchées en temps réel par Internet, en stoppant par exemple le chauffage ou la climatisation. Des économies d’énergie qui allègent la facture des clients, au détriment d’EDF.
     
    Le fournisseur d’électricité demandait ainsi « une rémunération de l’énergie effacée » par Voltalis. « Ceci signifie que, si un ensemble de clients d’EDF acceptent de réduire leur consommation, EDF exige d’être payé comme s’ils avaient consommé ! » précise Pierre Bivas. Cette taxe serait de l’ordre de 70 à 80 % des revenus de Voltalis, autant dire une ponction qui pourrait se révéler fatale pour l’entreprise. Les autres fournisseurs d’énergie (Poweo, Direct Energie…) se sont joints à EDF tout en réclamant une taxe d’un montant bien inférieur. 

    (...)  « C’est une décision contraire à la mission de la CRE de servir les intérêts du consommateur, contraire au Grenelle de l’environnement et contraire aux lois du marché car elle constitue une entrave à la concurrence », s’indigne Pierre Bivas.
     
    Une décision d’autant plus surprenante que le 18 juin, la Ferc, l’équivalent américain de la CRE, encourageait au développement d’un système analogue qui permettrait d’économiser 20 % de l’énergie électrique consommée aux heures de pointe. (...) Contactée hier, EDF n’a pas souhaité faire de commentaire.
     
    Maxime Goldbaum

    * Petition pour l'interdiction du Cruiser, insecticide dangereux pour l'environnemment:

    http://www.fne.asso.fr/fr/actualites/petitions.html

    * de la merde:

    Au premier semestre, les recettes publicitaires de TF1 ont baissé de 23% comparé à la même période en 2008, à 686,5 millions d'euros. Au premier trimestre, elles avaient reculé de 27%. Les Français semblent donc en avoir assez de voir de la merde à la télé.


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  • Il y a un an je rapportais des propos de Claude-Lévi Strauss. Je viens de retrouver la vidéo:


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  • * Une analyse de Gisèle Berkam sur France Culture (fichier à ouvrir avec Real Player):

    http://sites.radiofrance.fr/listen.php?file=/chaines/france-culture/dossiers/2008/regards-crise/17072009.rm


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  • On s'en fout...

    Le chef d'Etat assistera à un concert caritatif en l'honneur du de Nelson Mandela, au cours duquel doit chanter son épouse.

    ... mais ça, ça nous intéresse:

    * Le ministère de l'intérieur a demandé aux préfectures de ne pas communiquer aux médias les bilans des nuits des 13 et 14 juillet, notamment le nombre de véhicules incendiés dans les quartiers, interdisant toute vérification des chiffres officiels. Systématiquement, les autorités locales renvoient sur le ministère de l'intérieur, lequel a refusé de donner des statistiques précises, évoquant seulement des "nuits relativement calmes" malgré l'usage jugé "inquiétant", par les syndicats de policiers, de "mortiers" – des fusées pyrotechniques – contre les forces de l'ordre dans de nombreux quartiers. Le Monde

    * Une journaliste de France 3 est à nouveau convoquée le 23 juillet par la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BBRDP) dans l'enquête sur la diffusion sur Internet de propos hors antenne de Nicolas Sarkozy, a annoncé jeudi 16 juillet la CGT, qui appelle à la grève.

    C'est la deuxième fois que cette journaliste, Carine Azzopardi, est convoquée par la police. Dans un communiqué, la CGT appelle les salariés de France 3 à "cesser le travail pour accompagner" la journaliste à sa convocation. Début juillet, un autre journaliste de France 3, Joseph Tual, avait également été entendu une deuxième fois.

    Ces convocations font suite à une plainte déposée le 8 juillet 2008 par France 3 pour "vol, recel et contrefaçon" après la diffusion sur Internet, en particulier sur Rue89, d'une vidéo montrant Nicolas Sarkozy sur le plateau de la chaîne publique, hors antenne, avant un passage au journal "19/20" le 30 juin 2008.

    A la suite de cette plainte, la police avait convoqué et entendu le 1er avril quatre journalistes (deux de France 3 et deux de Rue89, dont le directeur du site, Pierre Haski). Tous étaient ressortis libres, sans être mis en accusation. Ils avaient dénoncé une manœuvre d'"intimidation" de la police pour révéler leurs sources.  Le Monde

     

     

    * Le passage au crible des dépenses de l'Elysée a motivé certaines interrogations de la Cour des comptes. Elle s'attarde notamment sur ce qu'elle appelle "le cas particulier des études". Elle s'interroge sur les conditions dans lesquelles a été passée une convention, le 1er juin 2007, entre l'Elysée et un cabinet d'études pour "un coût avoisinant 1,5 million d'euros". "En dépit du dépassement du seuil au-delà duquel la passation d'un marché est obligatoire", aucune des règles de mise en concurrence n'a été appliquée, note la Cour, qui souligne "le caractère très succinct de la convention (une seule page), exorbitant au regard des règles de l'exécution de la dépense publique". Ainsi, "aucun bon de commande n'était émis", s'étonne-t-elle.

    En 2008, 130 factures ont été réglées par l'Elysée au titre de ce contrat, pour un montant de 392 288 euros, correspondant notamment à des enquêtes réalisées par l'institut Opinion Way, dont les résultats ont été publiés par Le Figaro et LCI. "Sur les 35 études diverses facturées en 2008, au moins 15 d'entre elles avaient également fait l'objet de publications dans la presse", note le rapport, s'interrogeant sur "l'utilité de ces dépenses". "Nous sommes ici au coeur d'un système d'instrumentalisation de l'opinion et de connivence entre le pouvoir, un institut de sondage et certains médias", a réagi Delphine Batho, députée (PS) des Deux-Sèvres, demandant à l'Elysée de fournir la liste des 15 sondages "payés par la présidence de la République" et publiés par la presse. Le Monde


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